L’Union syndicale des retraités CGT des Hauts de Seine et l’Union départementale CGT des Hauts de Seine appellaient les actif·ves et retraité·es à se mobiliser pour la revalorisation des retraites complémentaires en participant nombreux et nombreuses au rassemblement organisé à Bastille le 14 octobre avec comme mot d’ordre AUGMENTER LES PENSIONS, LE POUVOIR D’ACHAT !
Agirc-Arrco: le patronat provoque l’affrontement avec les retraité·es
Ce mercredi 14 octobre, se tenait le conseil d’administration de l’Agirc Arrco qui verse les retraites complémentaires des travailleuses et travailleurs ayant tout ou partie de leur carrière dans le secteur privé. Ce sont près de 14 millions de personnes déjà pensionnées, tandis que la majorité du monde du travail est concernée, avec de plus en plus de carrières hybrides public privé. La complémentaire peut représenter entre 20 et 70% du montant de la retraite totale.
Alors que l’inflation est officiellement à 2% (chiffre sous évalué par rapport à la réalité), l’évolution des salaires (en berne) à 1,9% , le patronat s’est arc-bouté sur une proposition au ras des pâquerettes à 1.2% pour aboutir à seulement 1.4 % de revalorisation des pensions complémentaires, avec la volonté de punir les retraité·es actuelles et futur·es.
La CGT a revendiqué le maximum possible de 1,9 % dans le cadre du Conseil d’administration, et exigé un avenant aux accords pour permettre de rattraper toutes les sous revalorisations, notamment le zéro pointé de 2025. Le tribunal judiciaire de Paris se prononcera d’ailleurs à ce sujet le 8 décembre : la CGT maintien qu’une non revalorisation est illégale !
Les retraité·es se sont mobilisé·es dans plus de 80 rassemblements en France pour exiger une retraite à la hauteur, aussi bien pour les complémentaires que pour le régime de base, que le gouvernement veut lui aussi baisser et même geler au delà de 2030 € (sur le total régime de base + complémentaires!).
La CGT, après avoir voté contre, et la CFE-CGC ont quitté la séance . Face à ce mépris patronal et gouvernemental, l’heure est à l’amplification des mobilisations , partout où cela est possible le 17 octobre, au moins jusqu’au 5 novembre et ensuite, en soutien aux lycéen·nes, avec tous les actif·ves et tous les retraité·es !
Plus que jamais, il est urgent d’agir et de se mobiliser le 14 octobre devant le siège de l’Agirc-Arrco
Sur cette page tous les outils de mobilisation : pétition, tract Confédéral, tract UCR CGT, Argumentaire et Diaporama.
Signez et faites signer la pétition
La carte pétition à imprimer et à envoyer à l’UCR CGT
Ne laissons pas le patronat, Medef en tête, continuer à mener cette politique de baisse volontaire des pensions et imposer une gestion de l’Agirc-Arrco principalement par les réserves comme un fond de pensions.
Le Conseil d’Administration de l’Agirc-Arrco se réunira le14 octobre 2026 pour décider du niveau de la revalorisation annuelle des pensions retraite complémentaire pour les retraité·es ayant fait toutou partie de leur carrière dans le privé.
Depuis le 1er novembre 2025, 14 millions deretraité·es relevant du régime Agirc-Arrco ont subi un gel de leur pension complémentaire du fait exclusif du patronat. Au prétexte que la suspension de la réforme des retraites: « allait créer une incertitude forte sur l’équilibre à moyen terme de l’Agirc-Arrco. »
Ce gel a un impact d’autant plus important que la complémentaire Agirc Arrco représente entre 35 % et 60 % de leur retraite, suivant les catégories professionnelles. Pour 2026, le patronat affiche déjà ses intentions. « Ne pas revaloriser les pensions à la hauteur de l’inflation et surtout réduire les cotisations des entreprises, compensées en puisant dans les réserves de l’organisme » qui sont au plus haut avec 116,6 milliards d’euros(soit l’équivalent de 14 mois de prestations). Patronat et gouvernement veulent baisser le niveau des retraites, favoriser un système de retraite à points, introduire progressivement l’assurantiel et surtout la capitalisation.
Le 1er Ministre Lecornu affiche son intention pour le PLFSS 2027 avec de nouvelles mesures d’économie en direction des retraité·es : suppression des 10 % de déduction forfaitaire sur l’impôt, augmentation de la CSG, désindexation de 0,4 % par rapport à l’inflation jusqu’en2030, nouvelle augmentation des franchises médicales, réduction des remboursements sur les médicaments, etc. Dernièrement, par ordonnance, le conseil des ministres a décidé un plan d’économie de 6 milliards d’euros dont 2 milliards sur la branche maladie. Alors que le budget militaire va progresser de 36 milliards d’euros.
Pour l’UCR-CGT, il est inacceptable que les retraité·es subissent une baisse de leur pension, un nouveau recul de leur pouvoir d’achat !
D’autant que les projections de l’inflation par La Banque de France seraient de 2,6 % pour l’année 2026, avec une croissance atone, un chômage à la hausse. La situation sociale et économique inquiète et pèse sur le pouvoir d’achat avec l’augmentation importante des produits énergétiques ,du logement, des produits alimentaires, des services, des complémentaires santé…Et ce ne sont pas les 0,9 % d’augmentation des retraites du régime général en début d’année et encore moins le 0 % de l’Agirc-Arrco qui vont répondre aux besoins des retraité·es actuel·les et futur·es. Depuis 2011, selon les chiffres de l’Agirc-Arrco, la pension moyenne a diminué de 8,4 %pour les ouvriers et les employés, de 18 %pour les ingénieurs et cadres.