L’Union Départementale CGT des Hauts-de-Seine condamne avec la plus grande fermeté l’attaque militaire américaine contre le Venezuela qui s’est déroulée dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026 menant au kidnapping de son président Nicolas Maduro et de son épouse et à leur placement en détention sur le sol des Etats-Unis.
Nous dénonçons cette agression impérialiste américaine qui s’est produite en violation flagrante de l’intégrité du pays et de sa souveraineté, ainsi que du droit international.
Le président TRUMP prétextant avoir mené cette action pour lutter contre les réseaux de la drogue, qualifiant Maduro de narcoterroriste, a, au cours de sa conférence de presse du 3 janvier 2026, clairement affiché sa volonté de faire du « business » avec les réserves pétrolières vénézuéliennes et confisquer les ressources minières d’une nation souveraine.
Il a aussi indiqué sa volonté de diriger le Vénézuéla de manière transitoire car l’objectif non avoué de Trump est d’imposer son hégémonie à tous les pays et les peuples du continent américain, par tous les moyens possibles, traduisant une volonté impérialiste qui menace la paix et la sécurité en Amérique Latine et dans les Caraïbes. Peu soucieux des droits humains et de l’Etat de droit en général, le gouvernement nord-américain se fonde sur la vieille doctrine de MONROE pour agir et défendre ses intérêts : « L’Amérique aux américains » et ainsi fait fi de l’auto-détermination des peuples et assume son recours à l’agression armée.
Nous dénonçons ce dangereux précédent qui marque un pas supplémentaire dans la marche à la guerre. Nous regrettons vivement la soumission, la complicité et la profonde irresponsabilité de l’Union européenne. Au contraire de ce qu’a fait Macron, le mouvement social doit faire pression pour que la France et l’UE condamnent sans ambiguïté cet acte de guerre et mettent en place tous les moyens diplomatiques possibles afin de stopper cette agression.
L’Union Départementale CGT des Hauts-de-Seine exprime sa solidarité et son soutien plein et entier au peuple vénézuélien qui doit rester seul maître de son destin et appelle à se joindre nombreuses et nombreux à toutes les initiatives dont les 9 et 10 janvier prochains pour dénoncer les opérations militaires étasuniennes.
Nanterre le 8 janvier 2026