À la demande du ministère de l’Education nationale, la direction académique des Hauts-de-Seine a engagé une refonte du remplacement des enseignant·es absent·es dans les écoles. Elle se traduit par une extension de la zone de remplacement à l’ensemble du département, dégradant les conditions de travail des remplaçant·es, alors que le manque de remplaçant·es est déjà important. Le projet initial impliquait également la suppression des brigades spécialisées de remplacement dans les écoles relevant de l’éducation prioritaire renforcée (REP+), là où la concentration des difficultés sociales est la plus forte. Ces brigades permettent aux enseignant·es d’être déchargé·es d’une partie de leur service pour des formations, concertations, etc.
Dès l’annonce du projet, la CGT Educ’action 92 s’y est fermement opposée et a construit la mobilisation pour le faire échouer, d’abord avec les personnels des deux REP+ du département (à Gennevilliers et à Nanterre). Deux journées de grève ont été organisées en janvier, entraînant la fermeture de 14 écoles sur les 17 concernées. Par ailleurs, la CGT Educ’action 92 a œuvré pour étendre la mobilisation contre le projet global de refonte du remplacement, ce qui a abouti à une journée de mobilisation intersyndicale le 23 mars réunissant 300 personnes dans une dizaine de rassemblements dans le département.
Après n’avoir rien voulu céder pendant des mois, le directeur académique a finalement accepté de maintenir les postes de remplaçant·es dans les écoles REP+. Une victoire pour les personnels mobilisés et leur syndicat CGT !
La CGT Educ’action 92 reste déterminée à gagner le retrait total du projet de refonte du remplacement.