Discriminations, violences, invisibilisation : au travail aussi, les personnes LGBTQIA+ subissent des injustices.
Depuis près de 30 ans, la CGT s’organise pour faire reculer les discriminations et conquérir l’égalité des droits au travail pour les personnes LGBTQIA+. Car si des avancées législatives ont été obtenues, la réalité du monde du travail reste souvent marquée par des inégalités, des violences, du silence ou de l’invisibilisation. La CGT revendique une société et un monde du travail inclusifs, où chacune et chacun puisse vivre et travailler librement, sans crainte ni discrimination.
A Paris, la La Marche des Fiertés partira le samedi 27 juin du Palais-Royal à 13h30 et se terminera par un concert gratuit en plein air (Podium des Fiertés) à la Place de la Nation à partir de 17h.
Vous y retrouverez affiche, autocollant, quiz-bulletin contact et guide CGT.

Pour les droits des personnes LGBTQIA+ : combattre les idées d’extrême droite
Le discours idéologique des extrêmes droites repose sur des procédés rhétoriques identifiables. Leur déconstruction révèle la valeur centrale sur lesquels leur idéologie se fonde: la domination de quelques·un·es sur les autres. Affirmations péremptoires, raccourcis, amalgames se substituent à une pensée complexe qui prend en compte la diversité ainsi que la nécessité d’égalité et de justice sociale. Cette simplicité apparente ou binarité, ce faux « bon sens », peut séduire. Il appartient donc aux militantes et militants de la CGT de s’outiller pour combattre ces idées.
A disposition une fiche militante argumentaire : https://www.cgt.fr/actualites/france/lutte-contre-lextreme-droite/pour-les-droits-des-personnes-lgbtqia-combattre-les-idees-dextreme-droite
Le 17 mai 2026 Journée internationale de lutte contre les LGBT+phobies
La première journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie ou IDAHO (International Day Against Homophobie, devenue ensuite IDAHBIT) s’est déroulée le 17 mai 2005 à l’initiative de l’intellectuel martiniquais Louis-Geroges Tin, pour célébrer la décision de l’OMS de retirer l’homosexualité de la liste des maladies mentales le 17 mai 1990.
Cette journée rassemble les revendications mondiales des diversités sexuelles et de genre, de lutte contre les discriminations et l’accès à de nouveaux droits. Cette année, le mot d’ordre est « Au cœur de la démocratie » et l’enjeu que la France soutienne la résolution d’une dépénalisation mondiale de l’homosexualité.
A l’échelle européenne, une initiative citoyenne vise à interdire les pratiques de conversions, à sanctionner les auteurs et reconnaître les victimes. Qualifiées d’actes de torture par les Nations Unies, ces pratiques dégradantes et inhumaines ont des incidences multiples y compris en ce qui concerne l’accès et le maintien dans l’emploi des salarié·es.
En France, la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) a récemment pointé les nombreuses insuffisances du Plan gouvernemental « pour l’égalité, contre la haine et les discriminations anti-LGBT+ 2023-2026 » : seules 20% des mesures sont pleinement mises en œuvre ; l’absence de dispositifs pour l’asile des personnes LGBTI+ ; le manque de mesures favorisant la mise en œuvre des séances d’EVAR/EVARS ; l’invisibilisation des personnes lesbiennes, bisexuelles et pansexuelles ; la dégradation des relations entre l’Etat et les associations ; une prise en compte insuffisante de la situation des personnes intersexes ; et la faiblesse des mesures visant à combattre la haine et les discriminations à l’encontre des personnes trans.
La signature par le gouvernement d’une charte d’engagement visant à freiner les guet-apenshomophobes intervenue après l’avis de la CNCDH est non seulement insuffisante, mais s’avère en plus dangereuse pour les personnes concernées. Elle prévoit notamment la conservation et la transmission éventuelle de conversations aux forces de l’ordre, y compris après la « suppression des profils ».
Or, il y a urgence à agir. Une enquête réalisée en janvier et février par l’IFOP pour l’Autre Cercle, constate une nette augmentation dans les entreprises des discriminations et agressions à l’encontre des salarié·es LGBTQIA+, ou encore des malaises des salarié.es non concerné.es vis- à-vis d’un coming out.
La prévention des discriminations LGBTQIA+ ne peut se limiter à des actions de sensibilisation et de formation. Elle nécessite des moyens supplémentaires pour les organisations syndicales qui constituent souvent le premier point d’appui des salarié·es et agent·es victimes de discriminations, un renforcement des obligations des employeur·ses ainsi que l’amélioration de l’accès aux droits, ou encore d’intégrer la prévention des discriminations et violences LGBTphobes dans les politiques de prévention des risques psychosociaux et dans les démarches de santé au travail.
Présente dans de nombreuses entreprises et établissements, et sur les bassins de vie, la CGT constitue un rempart contre les discriminations, y compris celles visant les personnes LGBTQIA+.
Le 17 mai 2026, la CGT appelle l’ensemble les syndicats et syndiqué·es à organiser des temps d’échanges et de débat avec les salarié·es et agent·es, à porter les revendications CGT pour l’égalité au travail et refuser la haine anti-LGBTQIA+.